Chômeurs Actifs Autriche

 


PAGE D'ACCUEIL / NOUVELLES


      Pension d’invalidité Autriche:
      Le Ministre des Affaires Sociales Hundstorfer joue encore la carte de l’autorité contre les plus faibles

      Chômeurs Actifs Autriche exige un arrêt rapide de ces aggravations et appelle à une protestation silencieuse devant le siège du ministère.

      (Vienne/Graz, le 13.11.2014) Comme l’association Chômeurs Actifs Autriche l’a appris hier, le gouvernement a, le 5.11.2014, déposé son projet d’amendement des règles d’octroi des pensions d’invalidité devant le Parlement et continue ainsi d’imposer, sans tenir compte des nombreuses critiques, des aggravations massives de la condition des invalides et malades chroniques. Cet amendement aggrave la panoplie des sanctions, fait fi de la protection de la vie privée et crée de nouvelles complications pour le dépot de demandes de pension d’invalidité.

      La Sécurité sociale devient le garde-chiourme des invalides et des malades chroniques!

      On pensait jusque là que le rôle de la Sécurité sociale était de soutenir les gens en cas de maladie, de leur laisser librement le choix de leur médecin et d’une thérapie adaptée à leur état, cela ne sera plus le cas dorénavant pour les plus affaiblis : celui qui au lieu de l’octroi d’une pension d’invalidité tombera dans la catégorie „rééducable”, doit depuis le 1.01.2014 laisser la Caisse de sécurité sociale gérer son cas – case management – et s’y laisser entièrement mettre à nu. Même les thérapies choisies librement par le patient sont méticuleusement contrôlées. Des témoignages de personnes concernées font déjà état de fortes pressions de la part des employés de la Caisse de sécurité sociale, lesquels, soit dit en passant, n’ont aucune particulière formation comme case managers et encore moins comme médecins.

      D’après la Cour d’appel, sont considérés comme acceptables des traitements par lesquels 1 personne sur 5 risque des conséquences irréversibles (par ex. une opération de la colonne vertébrale). Les personnes souffrant de problèmes psychiques sont aussi particulièrement en danger : les psychotropes peuvent mettre en danger la santé et ne fonctionnent pas toujours, loin de là. La prescription forcée de psychotropes peut être assimilée au cas par cas suivant la Convention de l’ONU contre la torture (cette convention est en Autriche pourtant ancrée dans la Constitution) comme torture. Le délire neo-libéral prévoit que chacun doit être quoiqu’il en soi, jeté sur le marché du travail même si pour cela on doit le précipiter dans l’infirmité et la mort.

      Pour appuyer cela, la Caisse d’assurance maladie a maintenant dans les mains un nouvel instrument coercitif, des possibilités de sanctions formulées d’une manière laissant place aux interprétations les plus larges :

      "Si en matière de Case management, la personne à réhabiliter contrecarre ou retarde les mesures prévues à son égard en n’obéissant pas à ses obligations de coopération, la Caisse de sécurité sociale peut décider que l’allocation de rééducation, dans sa totalité ou en partie, jusqu’à nouvel ordre ou pour un temps déterminé, ne soit plus versée, cela si la personne concernée a déjà été informée par écrit des conséquences de son comportement." (Article 1, numéro 24, de l’amendement concernant le paragraphe 143a, alinea 2 de la loi sur la Sécurité sociale.)

      Les explications accompagnant cette proposition de loi ratissent large pour ce qui concerne les éléments déclencheurs de sanctions contre les invalides indociles:

      „'contrecarrer' sera à interpréter quand les mesures ordonnées sont empêchées, mises en échec, ou réduites à néant, mais aussi, si le bon fonctionnement de celles-ci, quand bien même elles auront été mises en œuvre, sera arbitrairement influencé. „retarder” sera à comprendre quand à cause de la personne à réhabiliter, les mesures ordonnées sont atermoyées, quand leur cours et leur progrès sera freiné ou ralenti."

      Grace à cela, toute vélléité de résistance contre ces mesures coercitives et contraires au Droits de l’homme seront étouffées dans l’œuf. Une telle violence institutionnelle ne guérira certainement pas durablement les personnes concernées, bien au contraire, cela contribuera plutôt à empirer leur cas.

      Des brimades à n’en plus finir

      Un piège raffiné est déjà contenu dans le simple dépot du dossier : d’après le slogan creux „rééducation préalable à pension”, le dépot d’une demande de pension d’invalidité est considéré préalablement comme demande de rééducation. Celui à qui il sera reproché un manque de coopération dans le phase de réorientation professionnelle vers des métiers soit-disant acceptables, celui qui tient malgré tout à voir sa condition d’invalide reconnue, verra sa demande transformée par les tout-puissants administratifs en simple demande de reconnaissance d’invalidité. Dans ce cas, même si l’invalidité est reconnue et qu’une reconversion professionnelle est de fait inutile, le demandeur n’a plus aucune chance d’obtenir ni pension, ou d’allocation de rééducation ou de reconversion professionnelle. Le droit fondamental au choix de la nature de la demande sera pourtant ainsi détourné, réinterprété par les autorités (Article 1, numéro 46, de l’amendement concernant le paragraphe 366, alinea 4 de la loi sur la Sécurité sociale.)

      Celui qui dépose une demande d’invalidité, mais qui la retire à la suite de l’examen médical, verra le résultat de son expertise automatiquement transmise à l’Anpe autrichienne et cela, même si il n’y est plus inscrit.

      Il est saisissant de constater que le ministre des Affaires sociales et les partenaires sociaux soutenant la réforme (Chambre des travailleurs, syndicat, Chambre de commerce, Association des industriels) n’octroient aux gens concernés principalement aucun droit. Ceux que l’économie a rejeté comme inutiles se voient de facto traités comme des sous-humains et des sans-droits. Ils doivent se livrer pieds et poings liés à la bureaucratie sociale. Les enquêtes poussées auxquelles ils sont contraints les dédradent au rang de soumis transparents juste bons à être humiliés en permanence. Et tout ça, malgré les cotisations qu’ils ont versées pendant des décennies à „leur” Sécurité sociale.

      Montrons nous le jour des Droits de l’homme. Protestation silencieuse et pétition online

      L’Association des chômeurs actifs – Autriche appelle à une protestation silencieuse le 10.12.2014 – jour international des Droits de l’homme –, de 10:00 à 13:00 devant le Ministère des affaires sociales afin de protester contre l’expansion massive des violations des Droits humains dans le secteur social sous la légistlature Hundstorfer. Ainsi, ce rassemblement sera particulièrement dédié aux victimes croissantes de la politique néolibérale d’activité et de travail forcé qu’Hundstorfer a produites avec l’aide des partenaires sociaux.

      L’Association des chômeurs actifs – Autriche appelle les personnes concernées, sympathisants et parents à documenter les cas de personnes dont la santé a été détériorée, voire qui ont été poussées vers la mort et de nous les communiquer (anonymisés) : ainsi voulons-nous rendre enfin visible le malheur que produisent le ministre Hundstorfer et ses criminels bureaucratiques.

      L’Association des chômeurs actifs – Autriche exige au travers d’une pétition électronique l’arrêt immédiat des conditions répressives au sujet de la pension d’invalidité et une renégociation impliquant les associations autogérées des gens concernés par ce thème.

      Pétition online: http://www.bit.ly/invaliditaetspension

      Informations Complémentaires

      A M S   BRÛLE!
      AMS burning
      Empreinte
      PLUS DE FORMATION, DES EMPLOIS ET DE L'HUMANITÉ

           < Retourner au haut de chômage actifs Autriche


     top